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Documenter un jeu de données : une fiche pratique

Publié le 12 octobre 2026

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Pourquoi documenter un jeu de données

Des mois plus tard, quelqu’un demandera sur quoi un modèle a été entraîné : un client, un auditeur, une autorité de contrôle ou votre propre équipe. Une courte fiche de données rédigée pendant la construction du jeu de données y répond en quelques minutes au lieu de plusieurs semaines.

Ce qu’il faut inclure

  • Finalité : à quoi servent les données et ce qu’elles doivent représenter.
  • Sources : d’où vient chaque partie, quand, et avec quels droits.
  • Collecte : comment les données ont été rassemblées et par qui.
  • Nettoyage : quels contrôles ont été exécutés, combien de fichiers chacun a signalés et ce qui a été décidé.
  • Annotation : consignes, qui a annoté, accord entre annotateurs.
  • Découpage : comment les données d’entraînement, de validation et de test ont été séparées.
  • Données personnelles : ce qui a été trouvé, la base légale, la façon dont elles ont été traitées.
  • Lacunes connues : contextes, groupes ou classes absents ou rares.
  • Version : une date ou une empreinte (hash), et les modèles qui l’ont utilisée.

La garder à côté des données

Conservez la fiche avec la version du jeu de données et mettez-la à jour lorsque les données changent. Une fiche obsolète est pire que pas de fiche du tout.

Réglementation

Pour les systèmes d’IA à haut risque, l’article 10 de l’AI Act européen demande aux fournisseurs une gouvernance des données qui couvre beaucoup de ces points. Voir l’article 10 et vos données d’entraînement.